Le 21 mars dernier s’est tenue l’Assemblée Générale de la Chambre de Commerce du Brésil en France. Pendant l’Assemblée,  les membres ont élu trois nouveaux administrateurs au Conseil  pour la période triennale 2018-2021.  Raquel Busnello est l’une des élues et nous a accordé un entretien :

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

Je m’appelle Raquel Busnello, je suis née au sud du Brésil.

J’ai choisi de démarrer ma vie professionnelle dans une société française au Brésil, parce que ma sœur habitait déjà en France à cette époque.

Grâce à mon travail, j’ai effectué un premier séjour de 6 mois en France en 2003 et je m’y suis installée en 2006 jusqu’en 2010. Puis, je suis rentrée au Brésil pour 3 ans.

Depuis 2013 je vis entre Paris et São Paulo et ma vie professionnelle a complètement basculé de la finance aux RH avec la création de RH Busnello’s Solutions.

RH Busnello est un cabinet de recrutement spécialisé dans l’approche directe de managers, experts et dirigeants à haut potentiel.

L’expertise de RH Busnello réside dans le sourcing de talents à dimension internationale, notamment en accompagnant les entreprises européennes dans leurs recrutements en Amérique Latine et les entreprises latino-américaines dans leurs recrutements européens.

Pourquoi vous êtes-vous présentée au Conseil d’Administration (CA) de la CCBF ?

Je me suis présenté au CA de la CCBF, pour être plus légitime quand j’invite mes candidats, mes clients ou les personnes ayant un lien avec la France et le Brésil à joindre la CCBF.

J’ai compris l’importance d’une Chambre de Commerce à São Paulo où je suis conseillère depuis l’année 2012.

Avec la maturité de la Chambre à SP, qui a 118 ans, je crois pouvoir apporter un peu de cette expérience à Paris pour que la CCBF soit davantage reconnue comme le réseau incontournable pour les brésiliens en France et pour les français qui sont de retour en France après un séjour au Brésil.

Selon votre vision, quel est l’importance du développement des relations France-Brésil ?

Le Brésil est le premier partenaire de la France en Amérique latine au niveau de la coopération scientifique, avec une attention particulière pour la recherche et l’innovation technologique.

La France est aujourd’hui la seconde destination mondiale des étudiants brésiliens (plus de 4.000 étudiants) et première destination s’agissant des étudiants boursiers.

La France est un partenaire traditionnel important du Brésil, la relation entre les deux pays est historique et, je crois, très importante au niveau économique, scientifique, et culturel.

Quels sont vos perspectives pour la CCBF au cours des trois prochaines années ?

Vu qu’en 2016 la France a été le 4e plus grand investisseur étranger au Brésil et que le Brésil constituait seulement le 35e investisseur étranger en France, j’aimerais voir le Brésil investir plus en France. Sachant que je partage mon temps entre la France et le Brésil, j’ai déjà commencé à échanger avec quelques entreprises brésiliennes sur l’idée de s’installer en France, et j’aimerais que la CCBF soit la porte d’entrée de ces entreprises. J’organise un ‘Encontro de brasileiros e franceses’ à Paris, où je parle de la Chambre de Commerce, parce que pour moi c’est un réseau incontournable et j’espère que durant les trois prochaines années, j’amènerais plusieurs nouveaux associés à la CCBF.