Brésil : la fin des « surtaxes » pour les produits importés ?

11/02/2019 | LePetitJournal

C’est l’une des promesses du président Jair Bolsonaro : en finir avec le protectionnisme des gouvernements précédents et proposer un nouveau modèle de commerce extérieur. Expatriés, vous ne vous sentez pas concernés par le sujet ? Pourtant nous le sommes tous. Lorsque vous allez au supermarché et que vous achetez un bon vin et du fromage français ou bien encore la pâte à tartiner préféré des enfants et qu’ensuite vous passez à la caisse, vous avez sans doute remarqué que le prix fait souvent grincer les dents !

Toutes les grandes entreprises et les investisseurs sont dans l’attente de cette réforme. En charge du projet, Paulo Guedes ministre de l’économie qui à déjà fort à faire avec la réforme des retraites.

Souvenez-vous, en 2013, « H&M » a refusé de s’installer au Brésil, car les taxes d’importation étaient trop élevées. Dès lors, cela aurait un effet direct sur les prix de ventes de leurs vêtements entraînant la fin du concept même de la mode à bon prix. Les produits importés sont lourdement taxés depuis des années, dans le but de privilégier le commerce national et de développer des industries locales, c’est ce que l’on appelle le « protectionnisme ». En pratique, ceux qui vivent au Brésil y sont confrontés quotidiennement. Certains produits de consommations sont chers, car très souvent issus de l’importation. Prenons l’exemple d’un Mac Book Pro, de la marque Apple : le prix en France est de 1.500 euros (soit environ 6700 reais), Au Brésil, il coûte 2.400 euros (soit 10.000 reais).

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Natura Brasil lance une ligne de parfums pour l’Europe et souhaite renforcer son identité globale

La marque brésilienne lance Collages, une gamme de huit fragrances dédiées aux marchés européen et américain. Objectif : faire partager hors de ses frontières un voyage olfactif au cœur du Brésil. Roger Schmid, coordinateur de l’innovation internationale au sein du groupe Natura & Co incluant aujourd’hui les trois compagnies, Natura Brasil, Aesop et The Body Shop, ainsi qu’Edouard Macquart-Moulin, directeur général de Natura Brasil France, font le point sur les projets de développement du groupe.

Premium Beauty News – En quoi consiste la coordination de l’innovation au sein de Natura & Co ?

Roger Schmid – Nous mettons en place une recherche fondamentale partagée entre les trois marques Natura Brasil, Aesop et The Body Shop, en nous basant sur les Best Practices des unes et des autres. Ces trois marques sont issues de trois pays et trois cultures différentes avec toutes les richesses que cela représente, mais nous avons en commun des valeurs d’origine de respect de la nature et des individus. Nous partageons la même envie d’aller vers une réflexion plus en profondeur sur de nouvelles approches réduisant l’impact environnemental ou revisitant les rituels de beauté. Il faut penser à une nouvelle génération de produits et à plus d’éducation du consommateur. Tout cela se met en place progressivement, néanmoins la culture de Natura n’est pas de tout unifier, chaque marque doit garder son ADN.

Premium Beauty News – Comment se différencier sur un marché qui voit émerger nombre de marques basées sur les mêmes valeurs de respect de l’environnement ?

Roger Schmid – Si cette approche de la cosmétique se généralise tant mieux ! Natura n’a jamais cherché à se différencier par ses valeurs dans un but mercantile, elles sont intrinsèques et dépassent les logiques de la concurrence. Notre mantra est « Bem Estar Bem », Être Bien Ensemble, cela se traduit par beaucoup d’actions qui vont bien au delà de la fabrication de produits cosmétiques. Nous avons depuis plusieurs années le label B Corp certifiant l’engagement des entreprises pour le bien commun. Nous travaillons selon les principes du commerce équitable avec les communautés locales en Amazonie, dans le respect de leurs cultures et de leur savoir faire. Natura assure un carbone neutre depuis 2007, nous travaillons à la transparence et à l’éco-conception des produits. La gamme Ekos va d’ailleurs être relancée à la mi-année pour devenir 100% Vegan. Déjà à 50% en plastique recyclé et biosourcé, elle le sera demain à 100%. Toutes nos gammes le seront également à terme.

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Coton : le Brésil grand gagnant de la guerre sino-américaine ?

12/02/2019 | CommodoAfrica

 

Le Brésil grand gagnant de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ? En tout cas, il en prend le chemin pour le coton sans compter le soja.

Alors que la production de coton au Brésil s’annonce record en 2018/19, en hausse de près de 24% par rapport à 2017/18, les exportations brésiliennes de coton ont affiché des records mensuels sur les mois de novembre et décembre 2018, observe le département américain de l’Agriculture (USDA). Et la Chine était la principale destination de ces exportations (voir graphique ci-dessous). Outre, les droits de douanes élevés appliqués sur le coton américain par la Chine, le Brésil a aussi bénéficié de prix favorables.

De plus, souligne un négociant, le coton brésilien peut, contrairement au coton africain, se substituer entièrement au coton américain. Ce que confirme l’USDA en remarquant que l’amélioration continue du classement et de la classification du coton brésilien, via notamment la mise en place l’année dernière du classement HIV, suscite également un vif intérêt de la part des acheteurs étrangers. L’USDA conclut « la demande stagnante de l’industrie brésilienne des filés et des textiles devrait favoriser les livraisons futures malgré une offre record. L’expansion des terres arables et de deux cultures par an contribuent à renforcer la compétitivité des exportations du Brésil ».

Le département américain anticipe pour 2018/19 des exportations brésiliennes de coton d’un tiers supérieures à celles de l’année dernière.

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