Qu’est-ce qui fait le succès d’Havaianas?

27/04/2018 | L’Echo

Havaianas, la marque emblématique créatrice de tongs et sandales, fête cette année les 20 ans de son modèle « Brazil » lancé lors de la coupe du monde de football 1998. L’occasion de revenir sur l’histoire d’une marque incarnant l’esprit brésilien à l’international et porteuse de saveurs estivales et colorées. Hervé Pinot, directeur général d’Alpargatas/Havaianas en Europe de l’ouest, a répondu aux questions de L’Echo.

Créées en 1962, les flip-flop Havaianas, inspirées des sandales japonaises ancestrales Zori, poursuivent leur expansion à l’échelle internationale. Fierté du Brésil, la marque, présente dans 106 pays, mise également sur le marché européen et sur la diversité de ses produits pour pérenniser sa croissance ainsi que son capital d’attraction.

Quels éléments font des tongs Havaianas des produits qui se démarquent des autres? De quelle image jouit la marque auprès des consommateurs européens?

« Derrière chaque produit, il y a une dimension de marque. Un univers très fort. Lorsque les consommateurs européens achètent une paire d’Havaianas, ils achètent une part du Brésil. La relation entre la marque et le Brésil est indissociable. Le Brésil est porteur d’images favorables et positives. Les gens y sont beaux, souriants, ont la joie de vivre.

Havaianas, c’est une marque élégante, chic et démocratique. C’est une marque inclusive (…) qui a été portée par le consommateur » Havaianas est l’un des ambassadeurs du Brésil. C’est aussi un produit qui incarne le passage d’une fin de saison un peu morose au printemps et à l’été. On est dans un mood plus positif.

Il y a aussi le confort. Ce sont des produits en caoutchouc aux propriétés très particulières qui confèrent un confort et une souplesse unique. La qualité est souvent l’un des critères majeurs chez les consommateurs européens. Il y a une considération liée à la qualité de fabrication du produit. »

Et au Brésil?

« Pour le Brésil, c’est encore une autre dimension. Havaianas est une marque qui a été créée pour chausser les populations pauvres et défavorisées au Brésil. L’idée était de développer un produit très peu cher, solide et très confortable. Les Brésiliens sont les premiers acheteurs d’Havaianas. C’est une marque d’usage. Chaque Brésilien connaît la marque Havaianas et son histoire.

Toutes les Havaianas sont fabriquées au Brésil dans deux usines principales qui mobilisent 15.000 salariés pour le groupe Alpargatas. Leur particularité, c’est que le mode de fabrication reste artisanal. Ce qui fait qu’aucun produit ne sera semblable, chaque modèle est unique. L’automatisation est peu développée dans ces deux usines.

Une des singularités est qu’Havaianas a eu un chemin tout à fait contraire par rapport à d’autres marques. Les créateurs sont partis tout en bas pour monter. Les Brésiliens ont deux fiertés: leur équipe de football et Havaianas. Ils sont très fiers d’Havaianas. C’est l’une des rares marques qui a réussi à l’étranger.

(…)

Le Brésil, géant des énergies renouvelables

27/04/2018 | Planete Business

Longtemps considéré comme un pays en voie de développement, le Brésil est à la pointe en termes d’énergies renouvelables, largement plébiscitées par le pays et attirant de nombreux investisseurs étrangers, français en tête.

L’avenir énergétique de la planète est-il au Brésil ? Une question légitime tant le plus grand pays d’Amérique du Sud n’en finit pas de surprendre, fort de ressources naturelles en abondance, propices à alimenter le pays en énergie. De surcroît un pays en forte croissance économique. Si certaines disparités demeurent (un seuil de pauvreté qui concerne le cinquième de la population, la région du sud-est et celle de la côte atlantique aux densités démographiques les plus fortes), d’autres s’extraient d’elles-mêmes. Le Brésil est ainsi le pays qui a, jusqu’à présent, le mieux réussi son mix énergétique de tout le continent, avec une moyenne de 82,7% en 2012, malgré des besoins exponentiels en électricité (quintuplés en 40 ans). Les énergies fossiles (du pétrole, principalement importé ou difficilement exploitable, du charbon composé de lignite de qualité médiocre) ou nucléaires (seulement deux réacteurs) ne représentent ainsi que 17,3% dans le bilan énergétique du pays. Hydraulique, solaire, éolien ou encore biomasse, des énergies renouvelables en constante augmentation chaque année, n’ont ainsi aucun secret pour les Brésiliens, au point d’attirer de nombreux investisseurs étrangers, dont français.

Brésil : un territoire riche en atouts naturels

L’entreprise publique d’électricité brésilienne Electrobràs estime à 243 GW le potentiel hydroélectrique du Brésil, soit le deuxième plus important au monde, juste derrière la Chine, fort du régime hydrique (principalement en Amazonie) et du relief du pays. La filière hydraulique représente d’ailleurs à elle seule 74,6% de l’électricité du pays. Et si elle nécessite de longues lignes de transport d’électricité et des barrages situés dans des zones protégées ou des réserves indigènes, elle bénéficie d’une croissance de 35 GW prévue jusqu’en 2022, grâce notamment au barrage de Belo Monte, opérationnel depuis 2016 et ses 11,2 GW de puissance. Il fait suite à la centrale hydroélectrique d’Itaipu (14 GW de puissance). Une énergie propre, bon marché et plébiscitée autant par la population que le gouvernement, qui a parfois mis de côté ses autres potentiels énergétiques, oubliant que le pays pouvait manquer d’eau, comme ce fut le cas à l’automne 2017.

Pays fortement ensoleillé, ce n’est que récemment que le Brésil s’est intéressé à son potentiel d’énergie solaire (seulement 1% de son mix énergétique), jusque-là dédiée à la production d’eau chaude. De nouvelles lois au début des années 2010, ont ainsi permis l’accroissement d’installations solaires, notamment photovoltaïques raccordées à un réseau électrique. Un gage d’avenir pour les zones rurales trop reculées et encore peu électrifiées autrement que par des générateurs thermiques. Des projets de construction de centrales solaires sont également en cours, mais ils nécessitent d’importantes aides financières.

Quant à l’éolien, il est lui aussi en plein essor : il ne représentait que 0,6% du mix énergétique en 2012, contre 7% en 2018. Il est ainsi la filière d’énergie la plus dynamique en termes de croissance, progressant chaque année avec une moyenne de 56,7%, avec une puissance cumulée à 11 GW. Ce qui est encore peu, quand on estime que le Brésil peut disposer d’un potentiel éolien de 350 GW, surtout dans les régions du nord-est et du sud du pays.

Mais c’est surtout la biomasse qui est un véritable gage d’avenir pour le pays en matière d’énergies renouvelables. Deuxième producteur mondial de canne à sucre, le Brésil a su très vite développer du biocarburant à partir de cette plante, l’éthanol, qui permet au marché automobile brésilien de lancer des véhicules neufs qui fonctionnent avec ce dernier. Ils représenteront même les trois-quarts de la flotte automobile du pays en 2019. Quant à la bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre, elle sert de combustible pour des centrales électriques. Le Brésil possède ainsi plus de 400 usines sucrières fonctionnant en totale autonomie énergétique et 20% d’entre elles commercialisent même leur excédent d’électricité.

(…)

Voir l’intégralité de l’article


ALBIOMA : Information financière trimestrielle au 31 mars 2018

25/04/2018 | Zone Bourse

Excellente disponibilité des installations thermiques en France

Chiffre d’affaires en hausse de 6 %

L’excellente disponibilité des installations en France, la rémunération complémentaire liée aux équipements de traitement des fumées et la bonne performance du Brésil se traduisent par une hausse de 6 % du chiffre d’affaires du premier trimestre 2018 (+5 % hors effet prix des combustibles), qui atteint 104,2 millions d’euros sur la période contre 98,8 millions d’euros au premier trimestre 2017.

(…)

Voir l’integralité de l’article.