Au Brésil, Veja file le bon coton

25/06/2018 | Le parisien

Fabriquer des baskets dans le respect de l’environnement , c’est le défi que relève, depuis quatorze ans, cette marque française installée au pays de la samba. Des plantations du Nord à l’usine de Porto Alegre, suivez le guide !

Le Brésil comme une évidence. En 2004, après de longs mois de réflexion et de concertation, Sébastien Kopp et François-Ghislain Morillion, deux amis d’enfance, décident de créer une marque de baskets éthiques et issues du commerce équitable. Ce sera Veja («Regarde», en portugais). Très vite, les deux compères, qui ont auparavant travaillé ensemble sur des projets associatifs autour du développement durable, choisissent de s’implanter au royaume de la samba. «On a eu un coup de coeur pour ce pays où l’accueil est très chaleureux. Ici, on trouve toutes les matières premières nécessaires, comme le coton bio et le caoutchouc en provenance de l’Amazonie. C’est aussi un Etat très protectionniste, avec une véritable législation en matière de droit du travail», énumère Sébastien Kopp, 39 ans.

Direction le village de Taua

Si les chaussures Veja, aux lignes sobres et épurées, connaissent un incontestable succès depuis plusieurs années, peu de gens savent que la marque travaille, du nord au sud du pays, dans le respect de l’environnement et de ses salariés. Pour juger par nous-mêmes, nous sommes allés sur place pour visiter les champs de coton du nord du Brésil. Première étape du voyage, Fortaleza, ville balnéaire et capitale de l’Etat du Ceara. De là, quelques heures de bus sur des routes cahoteuses sont nécessaires pour rejoindre le petit village de Taua, qui accueille une association de producteurs, tous reconvertis à la culture biologique. Ici, pas de pesticide ni d’engrais chimique.

Après un épisode de sécheresse intense, les plantations, qui s’étendent sur plusieurs hectares, ont retrouvé leur couleur. La récolte est sur le point de commencer. Il aura fallu patienter plusieurs mois avant que la délicate fleur se transforme en fibre blanche. Elle arrive à maturité entre mai et juillet, et les agri culteurs la ramassent à la main sous un soleil de plomb. Depuis 2004, plus de 180 tonnes ont été achetées par Veja, directement auprès des paysans. Une fois les précieuses boules blanches récoltées, elles sont envoyées non loin de là, dans une coopérative qui, à l’aide d’une machine, sépare les graines du coton. La matière première est ensuite filée et tissée, avant d’être expédiée à Porto Alegre, à plus de 3 000 kilomètres de là.

Une colle à base d’eau

C’est ici, dans ce grand port du sud du pays, que se trouvent les bureaux de la marque, qui travaillent en étroite collaboration avec le siège parisien, mais également avec l’usine d’assemblage. Le coton ainsi que le caoutchouc – récolté dans la partie brésilienne de l’Amazonie, dans des exploitations réglementées – y sont travaillés par près de 800 personnes, fabriquant 3 500 paires par jour. Dans cette impressionnante fourmilière où résonne le bruit assourdissant des machines, chaque ouvrier joue un rôle bien précis. Fabrication de la semelle, découpe des tissus et du cuir, couture, collage (la colle utilisée est à 97 % à base d’eau), laçage, contrôle qualité… Une dizaine d’étapes sont nécessaires avant de pouvoir distribuer les baskets dans les 40 pays où est implantée la marque. «Garantir le respect de l’environnement et des travailleurs rend le coût de production de cinq à sept fois plus cher que chez la concurrence asiatique», estime Sébastien.

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Voltalia : achat de turbines pour une centrale au Brésil

26/06/2018 | Zonebourse

Voltalia annonce la signature avec Siemens-Gamesa d’un contrat d’achat pour 47 turbines éoliennes, qui équiperont la future centrale de Ventos da Serra do Mel au Brésil, un projet de 163 MW remporté en décembre 2017.

‘La signature de ce nouveau contrat d’achat avec Siemens-Gamesa marque le début de la phase de construction de notre plus grand projet au Brésil. Nous prévoyons de mettre progressivement en service la centrale courant 2020’ commente le directeur général Sébastien Clerc.

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« Les consommatrices brésiliennes sont une source d’inspiration stratégique pour L’Oréal, » Delphine Allard, L’Oréal Brasil

26/06/2018 | Premium Beauty News

Ouvert en 2017, le nouveau centre de Recherche & Innovation de L’Oréal au Brésil est unique par sa conception tournée vers la durabilité et son organisation qui favorise la flexibilité et les échanges. Situé à quelques pas du campus de l’université fédérale de Rio de Janeiro, ce centre fait figure de modèle au sein du groupe, tout en illustrant la volonté de L’Oréal d’investir au Brésil. Explications par Delphine Allard, Directrice Recherche & Innovation de L’Oréal Brasil.

Premium Beauty News – Quelle est la position de ce centre d’innovation au sein du groupe L’Oréal ?

Delphine Allard – Il fait partie du réseau international de centres d’innovation de L’Oréal dans le monde, qui comprend cinq autres hubs, au Japon, en Chine, en Inde, aux États-Unis, et en Afrique du Sud, tous travaillant en coordination avec les centres de recherche en France.

Nous avons inauguré un bâtiment de dernière génération l’année dernière sur l’île de Bom Jesus près de Rio, mais l’activité R&I existait déjà au Brésil depuis 2009 sur quatre sites différents. Le nouveau site nous a permis de regrouper toutes les équipes et de gagner en efficacité.

Premium Beauty News – Quels sont les enjeux de cet investissement ?

Delphine Allard – Le Brésil est le 4e marché mondial de la beauté, il a donc une importance stratégique, mais si le groupe L’Oréal a choisi d’investir dans cette mesure, c’est aussi en raison de la diversité que l’on peut trouver ici. Le Brésil est ainsi le seul pays où l’on peut facilement trouver les huit types de cheveux de notre classification, du plus raide au plus bouclé. Par ailleurs, sur les 66 teintes de peau du système de classification déterminées par L’Oréal, 55 se trouvent au Brésil. Pour nous, c’est une source d’inspiration très importante. Répondre à toute cette diversité c’est quasiment répondre à toute la diversité du monde.

Il y a également l’importance de la beauté pour les femmes brésiliennes. Ce sont des femmes parmi les plus exigeantes au monde et parmi les plus expertes. Il était essentiel que d’approcher au plus près de cette source d’inspiration stratégique, afin de comprendre leurs routines et répondre à leurs besoins. Dans ce centre nous avons les ressources en termes d’installations et d’équipements pour les recevoir et les comprendre.

Premium Beauty News – Y a-t-il des spécificités dans la Recherche de L’Oréal Brasil ?

Delphine Allard – La principale mission de notre centre R&I est de développer des produits basés sur les besoins des consommateurs locaux mais avec un potentiel global. Du fait des conditions climatiques, des traitements agressifs et de certaines natures de cheveux, la femme brésilienne va dans sa routine, utiliser une moyenne de 5 produits de soin capillaire en moyenne par jour, contre 3 pour les américaines ou les européennes. Par conséquent, le capillaire est largement la catégorie prioritaire sur laquelle nous nous focalisons.

Nous avons lancé l’année dernière notre premier traitement sans rinçage adapté aux cheveux très abimés des brésiliennes, Elsève Cicatri Renov. Ce produit a ensuite conquis le marché américain et depuis peu l’Europe sous le nom des Cica Crème. C’est un exemple typique d’une innovation développée au Brésil qui dispose d’un potentiel global.

Premium Beauty News – Travaillez-vous sur d’autres catégories ?

Delphine Allard – La seconde catégorie phare est le solaire, en particulier les produits de protection pour le visage. Les forts indices UV et le climat humide du Brésil nous conduisent à répondre à des besoins très spécifiques, à savoir une protection très élevée, longue durée ainsi qu’un touché matifiant, l’effet ‘toque seco’ pour les besoins des peaux grasses.

Le laboratoire a pu apporter une réponse à ces besoins en s’inspirant notamment d’une technologie initialement destinée au skincare, développée par le réseau international de la Recherche L’Oréal. Il s’agit de la technologie AIRlicium, au pouvoir d’absorption d’humidité et de sébum extrêmement élevé. À partir de cette innovation, nous avons lancé une gamme spécifique Anthelios AIRlicium de La Roche Posay avec une très haute protection pouvant aller jusqu’à un SPF 70. Les femmes ici peuvent utiliser un indice de protection de 70 au quotidien, ce qui met la barre encore plus haut en termes de la sensorialité du produit, et de tenue.

Lancée au départ en version blanche et teintée, la gamme Anthelios AIRlicium s’est agrandie cette année de trois nouvelles nuances pour répondre à la diversité de couleurs de peaux dans tout le pays. Cette gamme nous permet d’être aujourd’hui leader sur la catégorie en croissance élevée des solaires teintés qui représente 45% du marché des solaires.

Ce produit, de par ses spécificités, n’est pour l’instant dédiée qu’au marché brésilien, mais nous évaluons le potentiel et travaillons sur une version qui pourrait être plus adaptée mondialement.

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