Le groupe Granado poursuit sa croissance au Brésil et en Europe

04/06/2018 | Premium beauty news

Distribuée jusqu’alors dans les points de vente de Granado, la marque brésilienne iconique relancée avec succès par Christopher Freeman, Phebo prend aujourd’hui son envol avec une identité affirmée et l’ouverture de trois boutiques au Brésil. Acquise en 2004 par l’investisseur anglais, Phebo se place aujourd’hui dans le sillage exponentiel que connaît Granado depuis une dizaine d’années. Christopher Freeman, le Président du groupe, et sa fille Sissi Freeman, directrice marketing, partagent avec Brazil Beauty News leur vision sur les perspectives du duo de marques.

Premium Beauty News – Vous avez racheté Granado en 1994, la marque historique avait alors besoin d’être modernisée. Vingt ans plus tard, elle illustre à nouveau le dynamisme des cosmétiques brésiliens avec de nombreux points de vente et le début de son développement international.

Christopher Freeman Granado est la marque de cosmétique la plus ancienne au Brésil. Monsieur Granado, petit-fils du fondateur, nous l’a cédée à une époque où elle se trouvait en difficulté. Nous l’avons repositionnée à partir de son magnifique héritage associé à ses origines apothicaires. La première boutique en propre a ouvert il y a 10 ans, il y en a aujourd’hui 62 dans tout le pays. Nous sommes également présents au Portugal dans un concept store, en France, et plus généralement en Europe au travers du réseau on et off line de Sephora où nos produits sont présents depuis quelques semaines.

Premium Beauty News – La France est l’autre pays de prédilection de Granado ?

Sissi Freeman Oui, la marque connaît un très bon accueil. Nous sommes arrivés en France grâce au Bon Marché il y a cinq ans. Les produits ont très vite rencontré leur public, ce qui nous a convaincu d’ouvrir une boutique rue Bonaparte. Actuellement, nous étudions l’opportunité d’un second point de vente dans le Marais où nous sommes d’ailleurs représentés du 25 mai au 17 juin au pop-up store éphémère Paris de Janeiro. Enfin, nous avons également un site de e-commerce.

Premium Beauty News – Envisagez-vous une expansion dans d’autres pays ou d’autres continents ?

Christopher Freeman – Il est important de procéder par étapes. L’accès récent au réseau Sephora nous permet d’être présents dans 230 points de vente en Europe. Nous allons ouvrir un magasin en propre à Lisbonne et, pourquoi pas, une boutique en Angleterre ou en Allemagne ?

Premium Beauty News – Aujourd’hui, vous mettez l’accent sur la marque Phebo avec l’ouverture de trois boutiques au Brésil d’ici le mois d’août.

Sissi Freeman – Nous souhaitions donner plus de place à cette marque qui n’existe pas à sa mesure dans les magasins Granado. Phebo est une marque originaire de Belém connue de tous les brésiliens depuis plusieurs générations pour ses savons et ses fragrances. Elle incarne vraiment le Brésil et c’est ce que nous retrouverons en magasin avec une décoration moderne, tournée vers les ingrédients et les matières locales comme le bois, les plantes, le tout avec beaucoup de couleurs. L’expérience est différente de la culture pharmacie de Granado. Les boutiques Phebo feront la part belle aux ingrédients et à la personnalisation, les clients pourront choisir de faire graver leur flacon de parfum sur place par exemple. La première Perfumaria Phebo ouvrira en juin dans le quartier de Leblon à Rio, puis une seconde en juillet à Curitiba et une troisième en août à São Paulo.

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Brésil: les enchères de blocs pétroliers pré-salifères rapportent 800 mio USD

07/06/2018 | Zobebourse

Rio de Janeiro (awp/afp) – Les enchères de blocs de pétrole offshore pré-salifères ont permis au gouvernement brésilien d’engranger 3,15 milliards de réais (environ 800 millions de dollars) jeudi, trois des quatre blocs proposés ayant trouvé preneur, avec des accords de partage très favorables pour Brasilia.

Le bloc le plus important, celui d’Uiapuru, situé dans la baie de Santos, au large de Sao Paulo (sud-est), a été adjugé à 2,65 milliards de réais (environ 680 millions de dollars) à un consortium formé par l’Américain Exxon Mobil (28%), le Norvégien Statoil (28%) et le Portugais Petrogal (14%).

Ils ont raflé la mise en offrant un accord de partage sur les bénéfices de 75,49%, plus de trois fois le minimum fixé par le gouvernement.

Petrobras, qui a exercé son droit préférentiel, fera également partie du consortium, à 30%.

Le français Total avait présenté des offres sur deux blocs, y compris Uiapuru, mais aucune des deux n’a été retenue.

Le seul bloc qui n’a pas trouvé preneur était le moins important, celui d’Itaimbezinho, dont le prix était fixé à 50 millions de réais.

Les blocs du « pré-sal » (gisements enfouis sous une épaisse couche de sel) ont un énorme potentiel, tout en posant d’immenses défis sur le plan technologique pour des forages dans les profondeurs de l’Atlantique.

Les enchères ont lieu à un moment où le secteur pétrolier du Brésil a été fortement secoué par la grève des transports routiers qui ont paralysé le pays pendant plus d’une semaine pour protester contre la hausse des tarifs du gazole fixés par la compagnie d’Etat Petrobras, dont le président Pedro Parente, a démissionné vendredi dernier.

« La réalisation de ces enchères au moment que nous vivons aujourd’hui est emblématique. Nous vivons une révolution silencieuse, et ce mouvement va permettre au Brésil d’être le plus grand pôle d’exploration offshore au monde dans les prochaines années », a affirmé Decio Oddone, directeur général de l’Agence nationale du pétrole (ANP), organisme public de régulation du secteur.

« Le Brésil présente un potentiel d’investissements de 2.500 milliards de réais (environ 640 milliards de dollars) sur les dix prochaines années et nous avons besoin des entreprises étrangères », a-t-il ajouté.

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